Gizmos

7 03 2019

Il arrive souvent, lorsqu’on teste un jeu, qu’on reconnaisse ici où là un concept déjà vu ailleurs, comme les mécaniques de draft, les rôles secrets, etc. Et parfois la filiation se fait plus directe, l’influence plus évidente. Gizmos, c’est le mariage contre nature entre la mécanique simple de Splendor et la philosophie combinatoire d’Imaginarium. Une association d’influences inattendue mais diablement pertinente.

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Bunny Kingdom

6 11 2017

BoîteUne règle de vie à retenir: ne vous fiez jamais à votre seule première impression en termes de jeu de société. Testez d’abord, jugez ensuite. Par exemple, Bunny Kingdom ne m’attirait pas vraiment quand j’en ai vu des vidéos explicatives sur Trictrac, ça me semblait plutôt fouillis et pas très intéressant. Et puis j’ai testé. Et je ne le regrette pas. Lire le reste de cette entrée »





Settlers – Naissance d’un Empire

19 07 2015

Les cinéphiles s’amusent parfois à trouver des « patterns » (des éléments récurrents) dans les films qu’ils regardent, souvent en les reliant à leurs réalisateurs (une version « café du commerce » de la Politique des Auteurs chère à François Truffaut). Mickael Bay fait exploser des trucs, Spielberg fait se poursuivre des trucs, John Woo fait voler des colombes, etc. Ignacy Trzewiczek, son délire, c’est de faire construire des civilisations avec des cartes à triple emploi. Qui sommes-nous pour le juger?

boite« On ne change pas une formule qui marche », dit-on. Sauf que parfois, une formule qui fonctionne vite fait dans son coin et qui intéresse sa petite niche a besoin d’un coup de balai pour véritablement devenir un hit potentiel. Du genre, prenez 51ème Etat. Vous ne m’entendrez jamais dire que ce jeu est mauvais, il a juste quelques failles. Un manque d’interactions entre joueurs, un visuel pas engageant, un thème un peu hors mode, des civilisations pas si marquées que ça… Des petites choses donc, que Settlers corrige avec élégance.

Et le premier truc qui marque, c’est la claque visuelle. Exit le monde post-apocalyptique crade de 51ème Etat, bienvenue dans une antiquité fantasmée allant puiser dans la préhistoire aussi bien que dans l’époque médiévale (pour les samouraïs). Romains, Égyptiens, Japonais et tribus Barbares se disputent la suprématie sur je ne sais quel lopin de terre et vont jouer à qui a la plus grosse civilisation pour connaître le vainqueur.

Bâtir…

Le tout illustré par des petits bonhommes mignons sur des cartes colorées, et surtout bien lisibles (on retrouve d’ailleurs les codes couleurs de 51ème Etat avec la zone bleue pour le commerce et la zone rouge pour le pillage). Outre les cartes, les jetons de ressources font aussi leur retour. Beaucoup d’entre eux sont en bois, sculptés à la forme de ce qu’ils représentent (une pomme pour la nourriture, etc.). C’est bête, mais le degré de finition met en confiance, donne d’entrée de jeu plus de sympathie pour le titre.

Et donc, comment ça marche? Comme dans 51ème Etat: Au début de votre tour, vous récoltez vos ressources, puis vous piochez des cartes (3 par tour, dont 2 sont visibles par votre adversaire). Ensuite, chaque joueur accomplit une action à tour de rôle, jusqu’à ce que tous aient passé. Enfin, les ressources non-utilisées sont défaussées, et un nouveau tour commence. Ceci se répète jusqu’au 5ème tour.

Il existe des bâtiments de production, d’autres qui offrent des Actions supplémentaires à effectuer lors de son tour (généralement défausser des ressources pour marquer des points, mais pas que), et d’autres dits « spéciaux » qui amènent divers avantages. Le tout divisé en cartes « communes » (utilisables par tous) et en cartes « de faction » (chaque joueur a son deck). Les civilisations sont bien différenciées, et le jeu favorise clairement la construction des bâtiments de faction pour augmenter sa puissance.

… et rebâtir.plateau

Pas trop de différence avec 51ème Etat? Si, une de taille: les interactions. Dans le jeu post-apocalyptique, elles se limitaient à 2 bâtiments qui volaient des ressources. Ici, elles sont plus nombreuses et influent sur la façon d’envisager les constructions. En effet, en dépensant une ressource spécifique (les épées) il vous sera possible de mener des « razzias », non seulement sur les cartes de votre main mais aussi sur les cartes communes (ou japonaises) des civilisations de vos adversaires, afin de les ralentir et de gratter quelques ressources de plus.

Là où le système est intelligent, c’est que le joueur qui se fait casser un bâtiment n’est pas laissé sans rien. Il peut récupérer un peu de bois sur les ruines du bâtiment, et la carte visée est retournée pour devenir des « fondations ». Ces fondations pourront être utilisées par le joueur pour construire ses bâtiments de faction. De quoi relativiser la frustration liée à la perte d’un bâtiment généralement secondaire dans la stratégie.

Au final, Settlers est une très bonne modernisation de 51ème Etat. Le système a gagné la part d’interaction qui lui manquant, pour devenir un très bon jeu de développement de civilisation. Les 4 peuples bien différenciés apportent une bonne rejouabilité, et le titre reste intéressant quel que soit le nombre de joueur (même si j’ai une préférence pour les duels). Le tout avec un visuel bien plus propre et porteur que son ainé, qui donne envie d’entrée de jeu de se mettre à la table.

HeadsPetite astuce: Même un duel où les joueurs piochent comme des damnés n’utilise pas la moitié de la pioche. Donc en séparant la pioche Commune en 2 pioches égales pour gérer 2 tables, il est possible de faire jouer 2 duels simultanément avec une seule table, et donc d’improviser un mini-tournoi à 4 joueurs.

SETTLERS – NAISSANCE D’UN EMPIRE

Apparence: 17/20

C’est mignon, coloré, largement lisible, et la finition sur les pièces laisse rêveur. Si on veut absolument râler, la piste de score pourrait être mieux gérée.

Simplicité: 14/20

Les actions sont simples à cerner et à mettre en œuvre, et le développement progressif des civilisations amène une complexification graduelle des tours qui permet de se plonger doucement dans le bain.

Fluidité: 13/20

Justement, quand les cités deviennent plus grandes, choisir que faire et dans quel ordre peut demander un peu plus de temps. Mais rien de bien gênant…

Immersion: 15/20

… puisqu’on ne voit que peu le temps passer. Le jeu est très prenant, entre la réalisation de ses actions et la planification durant celles des autres.

Fun: 14/20

Bon, c’est pas à hurler de rire, comme les autres jeux de ce type, mais les amateurs de calculs de tours passeront un bon moment.

Clarté des règles: 15/20

Un poil trop impersonnelles, les règles ont tout de même l’avantage de la lisibilité. Les éléments sont logiquement rangés, et facilement compréhensibles.

Accomplissement personnel: 16/20

Les esprits chagrins feront remarquer que la pioche est bien présente, mais aucun argument ne vaut la fierté de voir sa civilisation écraser les autres à la fin de la partie.

NOTE FINALE: 15/20

Settlers est un très bon titre qui mérite vraiment que vous y posiez les mains. Joli, simple à prendre en mains, intéressant et immersif, ce titre a toutes les qualités pour plaire au plus grand nombre. A tester, au minimum.





Hyperborea

1 01 2015

Marabunta, c’est une subdivision d’Asmodée dédiée à l’édition de « gros jeux » légèrement moins accessibles que la moyenne, comme Claustrophobia ou Ascension. Et c’est des gens bien. Pour preuve, ils nous ont gentiment sorti le meilleur titre de ce début de siècle. Son nom? Hyperborea.

J’ai beau n’être qu’un petit testeur sans envergure, je ressens quelque chose de particulier à vous parler de ce jeu. En fait, je crois sincèrement que ce titre a le potentiel pour devenir un des titres les plus connus et appréciés des joueurs, et c’est comme si je devais peser chaque mot, chaque tournure de phrase, afin de bien vous faire comprendre en quoi Hyperborea est un must-have absolu.

Un cataclysme magique a détruit un royaume, isolant divers peuples qui ont évolué chacun à sa manière. Quand ce cataclysme prend fin, chacun des peuples en question se lance dans une course pour prendre le contrôle des restes de l’ancien royaume et asseoir sa domination sur les autres. Bien évidemment, vous incarnerez l’un de ces peuples et devrez rivaliser d’ingéniosité et de sens tactique pour l’emporter.

Brouillard

HyperboreaOuvrons la boîte. Des tuiles de terrains en carton, plein de pions du même métal, des sortes de « tableaux de bord » pour gérer le développement des technologies (en carton toujours), des cartes pour symboliser les technologies supplémentaires, des cubes de bois qui seront la base du système, et des pions en plastique finement moulé pour représenter les armées.

Je sais même pas vraiment quoi dire pour qualifier ce matériel tant il est magnifique. Certes, l’ensemble n’est pas très joyeux (après tout, on est plongé dans une guerre sur les ruines d’un pays), mais je n’ai vu absolument aucune fausse note, tant dans les choix de matériel pour représenter les différentes mécaniques que dans sa réalisation. Les figurines en plastique sont les plus fines que j’ai vues depuis longtemps, les éléments en cartons sont beaux et lisibles à la fois, pareil pour les cartes dont les illustrations sont d’excellente facture… Non, visuellement, ce jeu n’offre pas de prise à la critique.

Mais le visuel ne fait pas tout, penchons-nous sur le système de jeu. Chaque joueur dispose d’un petit sac contenant des cubes de couleur. Il dispose au début de son tour de 3 cubes à répartir comme il le souhaite sur ses Technologies, des lignes d’emplacement qui, une fois remplies, donnent accès à diverses capacités: déplacer une troupe, attaquer, se protéger, augmenter ses « axes de développement » pour bénéficier de cubes supplémentaires, gagner de nouvelles technologies… Il y en a pour tous les goûts.

Lumière

Quand une technologie est remplie, son effet s’active immédiatement, et la technologie est indisponible jusqu’à votre prochaine « Remise à zéro » (la récupération de vos cubes quand vous n’en avez plus dans votre sac). Vos troupes se déplacent et attaquent dans le but d’occuper les villes ou ruines et y acquérir des pouvoirs supplémentaires, ainsi que pour prendre le contrôle des cases du plateau, synonymes de points de victoire supplémentaires à la fin de la partie.

Vous aurez donc de vrais choix à effectuer pour vos développements: vous baser sur l’exploration pour prendre le contrôle des lieux et poser toutes vos troupes sur le plateau? Ramasser des points de victoire rapidement grâce à vos capacités commerciales? Développer un maximum de Technologies? Autant de conditions de fin de partie possibles qui s’offrent à vous en fonction de l’orientation de votre peuple.

Le bilan en sortie de table est une furieuse envie de remettre ça. On a passé quelques heures devant un jeu magnifique, prenant de bout en bout, qui sait s’arrêter avant l’indigestion et dont la simplicité du système sert une profondeur tactique peu souvent égalée. Le seul conseil que je peux vous donner est de foncer, et de faire de ce titre le succès qu’il mérite d’être.

HYPERBOREA

Apparence: 20/20

Les meilleurs choix pour chaque chose. Des figurines d’une finesse remarquable, des jetons lisibles, des illustrations de grande classe, un choix de symboles toujours clairs, le tout mis ensemble dans un jeu de grande qualité sans sacrifice à la compréhension de l’action… J’arrive pas à enlever un point quelque part.

Simplicité: 16/20

On a peur les 30 premières secondes. Ensuite tout va très vite.

Fluidité: 14/20

Bon, « très vite », ça dépend des moments, certains moments de réflexion peuvent être un poil longs. Mais si on commence à réfléchir pendant les tours des autres, ça aide.

Immersion: 18/20

Un jeu qui arrête le temps. C’est fluide, il y a toujours quelque chose à observer, à prendre en compte pour la suite, et on s’amuse bien à penser ses utilisations optimales de cubes.

Fun: 18/20

Comment dire? … Ce jeu est une perle d’immersion, d’intérêt tactique, de deckbuilding… de tout ce qu’il entreprend. Je ne mets pas 20 pour le côté très sérieux de l’ensemble, mais je n’ai perçu aucune réelle faille dans ce titre.

Clarté des règles: 14/20

L’essentiel des règles est bien présenté dans une jolie brochure. Dommage que certains points assez importants aillent parfois se perdre dans des endroits plus « secondaires », amenant une légère confusion sur certaines résolutions d’actions.

Accomplissement personnel: 16/20

Soyons francs, on le joue pour le gagner, ce titre, et la victoire n’est finalement qu’une question de compétences, et très peu de chance. Certes, le hasard existe dans la pioche des cubes, mais le système le rend globalement moins punitif que dans les jeux de deckbuilding habituels.

NOTE FINALE: 17,5/20

Je m’attendais à un bon jeu avant d’en ouvrir la boîte, mais certainement pas à une telle claque. Magnifique, très simple à prendre en main, très tactique et doté d’une bonne rejouabilité, Hyperborea peut regarder de haut la grande majorité des titres les plus réputés. Un indispensable dans toute bonne ludothèque.





8 Minutes pour un Empire

20 05 2014

Bon, si je vous parle de développer vos armées et de bâtir un empire en veillant à ne pas dépasser votre budget, vous vous représentez combien d’heures de jeu? Quatre, six? En tout cas, c’est le genre de chose qu’on ne fait pas vite fait sur un coin de table. Du moins, qu’on ne faisait pas jusqu’à l’apparition de « 8 minutes pour un Empire ».

8 Minutes pour un EmpireUn « petit jeu », s’il dispose évidemment d’un pitch, ne dispose généralement pas d’un pitch parfaitement couplé au système de jeu. Manger des cerveaux, cueillir des pommes ou étouffer la reine des abeilles ne sont finalement que de vagues prétextes pour nous faire passer quelques minutes devant un jeu qui ne perdrait rien à devenir abstrait. Saluons donc l’effort de ce « 8 minutes » qui propose en petit format un vrai jeu de conquête.

Préparation

Et comme dans tout jeu de conquête qui veut avoir l’air sérieux, le plateau est moche et terne. Alors oui, c’est (encore) pour donner un effet de parchemin, de vieille carte d’état-major, dans le but d’avoir l’air réaliste et antique… Mais alors expliquez-moi à quoi ça peut bien servir étant donné, d’une part qu’aucun contexte historique n’est présenté dans le jeu, et d’autre part que de toutes façons on va poser sur ce plateau des petits cubes et pièces de bois peint qui ne font ni antique ni réaliste!

Mais bref. Outre ce plateau et ces petits bouts de bois (de 5 couleurs différentes, ce qui pose le nombre maximal de joueurs), nous trouvons des cartes. Bon, à force d’en voir passer, des cartes, je commence à m’émerveiller moins facilement. Mais tout de même, celles-là sont assez sympa à voir. Leur effet « parchemin » est assez bien rendu et il ne gâche pas la lisibilité, bien au contraire.

Chaque joueur incarne… Alors là, vous me posez une colle, puisque justement aucun contexte n’est proposé par le jeu, et qu’en plus tous les joueurs commencent la partie sur la même Capitale. Donc je sais pas, en gros vous êtes un type qui pète un câble et qui part conquérir des trucs (double dédicace, au Joueur du Grenier et à Jérem’). Pour ce faire, vous avez rassemblé vos économies pour acheter troupes et ressources. Sauf que le cochon en porcelaine n’était pas fort rempli.

Assaut

Concrètement, vous disposez en début de partie d’une petite quantité de pièces d’or, et vous devrez à chaque tour acheter une carte parmi 6 alignées sur la table. Si la première est gratuite, les prix augmentent progressivement jusqu’à atteindre 3 pièces d’Or pour la 6ème. Et vous n’avez aucun moyen de regagner d’Or au cours du jeu. Dépensez sans compter, et vous serez réduit à prendre la première carte à chaque tour et à ne plus pouvoir peser sur la partie.

Car la carte que vous choisirez aura une importance énorme sur votre tour. Tout en haut, un symbole de ressource. Au milieu, un rappel des points marqués en fonction du nombre d’exemplaires de cette ressources devant vous en fin de partie (par exemple, sur chaque carte « carotte », vous voyez qu’il vous faudra 3 carottes pour marquer 1 point, 5 pour en marquer 2, etc.). Et en bas, l’effet de la carte sur votre progression sur le plateau: recruter des troupes, les déplacer, bâtir une ville, détruire des adversaires… L’éventail des actions est classique et mise sur la simplicité et surtout la rapidité.

Car si je jeu se nomme « 8 minutes pour un Empire », ce n’est pas sans raison. Bon, certes, l’argument des « 8 minutes » est tout de même exagéré, et vous pouvez plutôt compter entre 15 et 20 minutes pour une partie une fois les règles assimilées. Ça reste largement en-dessous des autres jeux de ce genre, et si vous couplez ce constat à celui d’une bonne rejouabilité ça vous donne finalement un bon petit jeu, pas exempt de défauts mais plaisant à pratiquer.

8 MINUTES POUR UN EMPIRE

Apparence: 12/20

Y’a du bon et du mauvais. Le jeu a le bon goût d’être très lisible malgré la petite taille du plateau, par contre j’aurais apprécié un peu plus de fantaisie et de gaité sur le décor, surtout pour un jeu qui n’a pas de contrainte « historique » sur son apparence.

Simplicité: 17/20

Acheter une carte, jouer ses effets. Le système n’étouffe pas la tactique et rend le déroulement du tour très simple à mettre en œuvre.

Fluidité: 15/20

Il y a parfois des ralentissements minimes (pour poser/bouger des pions, notamment), mais le système est conçu pour aller vite, et il y parvient très bien.

Immersion: 16/20

Par le choix des cartes et des tactiques que cela implique (privilégier la collecte des ressources ou la maîtrise du terrain?) qui peut se faire lors des tours adverses, le jeu conserve un intérêt constant, d’autant plus facilement que sa durée est réduite.

Fun: 15/20

Le jeu demande une réflexion rapide, et ça place naturellement son niveau d’intérêt au-dessus des autres titres du même genre. Cela dit, les amateurs de stratégies pensées 3 tours à l’avance ne partageront pas forcément ce point de vue.

Clarté des règles: 15/20

Bien que tenant sur un petit livret, elles semblent étrangement longues par rapport à la complexité du jeu… Mais au moins il est (presque) inutile d’y revenir une fois la partie lancée.

Accomplissement personnel: 14/20

C’est sympa de gagner, bien sûr, mais comme dans la plupart des jeux rapides, la défaite a finalement peu d’importance, elle ne fait qu’appeler une revanche.

NOTE FINALE: 15/20

Ce « 8 minutes » est finalement une bonne petite surprise, un titre très simple d’accès et captivant durant l’ensemble de son (court) déroulement. S’il est graphiquement perfectible, son système entièrement mis au service de la tactique et des choix des joueurs en fait un jeu plutôt rafraîchissant comparé à la lourdeur habituelle des jeux de stratégie. A essayer.