Atlantis

15 12 2012

Vous en conviendrez, le jeu de l’Oie, c’est rigolo quand on est tout petit, mais avec l’âge, on trouve ça chiant. La progression se fait totalement au hasard, le plateau ne change jamais, y’a pas moyen de gêner les autres, et la victoire revient au premier arrivé, sans subtilité particulière. Si quelqu’un pouvait sortir un jeu de l’oie qui serait débarrassé de tous ces défauts… Ah, ben ça existe.

AtlantisGrande aprèm’ jeux, le maître de cérémonie a des acquisitions à étrenner. Au vu de sa propension à se ruer sur des jeux de gestion-gestion improbablement lourds, je me méfie. Le jeu se nomme simplement Atlantis comme un jeu de gestion basique (ils ont toujours le nom de la région où se déroule leur non-action), le premier contact visuel que j’en ai est une trâlée de tuiles avec des ressources dessus… J’ai peur.

Noyade

Les tuiles en question présentent également un chiffre compris entre 1 et 7, sauf certaines qui ne contiennent qu’une représentation d’eau. La boîte contient des Meeples (pour votre culture, le terme « Meeple » désigne un pion de forme humanoïde) au nombre de 3 pour chaque joueur, des petits ponts de bois (bien le bonjour à Yves Duteil au passage), et des cartes reprenant les symboles vus sur les tuiles. Ah, et j’allais oublier des petits plateaux « Atlantis » et « continent » ainsi que la règle du jeu.

Qualitativement? Mouais, ça le fait pas mal. C’est… on va dire « neutre », au niveau esthétique, mais ça a le mérite de la lisibilité et de la praticité. Sinon, ben c’est du carton imprimé. Et quelle histoire va nous narrer ce matériel? Celle de la fuite des habitants de l’Atlantide lors de la disparition de leur île. Chaque joueur préside à la destinée de 3 survivants, et va tenter de les mener d’Atlantis au continent, en leur faisant ramasser au passage les quelques richesses qui traînent.

Terre ferme

Et concrètement? Chaque joueur dispose d’un nombre variable de cartes dans sa main. A son tour, il choisit l’un de ses petits protégés, et joue l’une de ses cartes. Le pion choisi va alors se placer sur la première case où se trouve le symbole joué, laissant au joueur le choix entre avancer vite, ou traîner un peu pour ramasser plus de points en chemin. Attention, car si vous franchissez des cases « Océan », vous devrez payer le coût de la traversée, à moins que vous utilisiez l’un de vos ponts pour vous en affranchir.

Et quand vous vous arrêtez sur une case, vous prenez la ressource disponible sur la case précédente… sauf si vous vous trouvez sur la même case qu’un autre pion, ce qui vous force à rejouer, et donc à perdre une carte… Au final, Atlantis ne révolutionne rien et aucune de ses facette n’est particulièrement attractive au premier abord. En contrepartie, il n’offre pas non plus de prise à la critique, se montrant simple, plaisant à jouer et assez immersif. Sans mauvais jeu de mots, bien sûr.

ATLANTIS

Apparence: 13/20

C’est lisible. Et puis c’est tout. Le visuel ne casse pas des briques de par son excessive sobriété, la qualité est présente sans sauter particulièrement aux yeux…

Simplicité: 16/20

Même pas besoin d’attendre le premier tour pour bien comprendre comment jouer à Atlantis.

Fluidité: 14/20

C’est peut-être lié à la propension du proprio du jeu à beaucoup réfléchir sur ses coups, mais certaines attentes m’ont semblé bien longues pour peu de choses…

Immersion: 14/20

Le matériel limite l’immersion en donnant l’impression de vouloir se faire passer pour un jeu sérieux, voire bien rébarbatif. Pourtant, une fois dans la partie, la sauce prend bien et il est hors de question de lâcher l’affaire avant la fin.

Fun: 14/20

Le premier regard porté sur le jeu m’a fait penser à mettre un 8 à cette note, et puis en fait non, on s’amuse bien dans une sorte de « super jeu de l’oie » qui combine la réflexion pour tirer le meilleur de ce qu’on a, et la possibilité de mettre des bâtons dans les roues des autres joueurs.

Clarté des règles: 14/20

Je n’ai pas vu personnellement le livret, mais les règles ont été expliquées rapidement et sans retour à celui-ci, donc je me dis que ça doit pas être mal.

Accomplissement personnel: 12/20

Du hasard à la pioche, certes, et la transformation du terrain au hasard selon les actions des autres joueurs ne va pas en faveur d’une stratégie clairement définie. Mais la capacité d’adaptation est mise à l’épreuve, et ça vous rend globalement heureux d’avoir fait un bon résultat.

NOTE FINALE: 14/20

Je trouve presque cette note finale trop gentille, mais je n’arrive pas à me résoudre à l’abaisser. C’est peut-être que l’apparence du jeu me faisait craindre un moment d’ennui morose, et que la surprise en a été d’autant meilleure au fil de la partie… En effet, sous de mornes apparences, Atlantis cache un petit jeu très sympathique à jouer, et à rejouer.

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