Rush n’ Crush

18 03 2012

Rush n' Crush

Bon, celui-là n’a pas vraiment été mon 1er jeu de plateau (test « oldies » de Hero Quest à venir), mais à sa manière, il a quand même pas mal compté dans mon évolution ludique. Issu d’un univers que je continue à sur-kiffer (AT-43, R.I.P.), Rush n’ Crush m’a offert pas mal de bons moments, que ça soit en pur fun ou en challenge.

Ah, AT-43… Y’a pas à tortiller […], c’était quand même un pur bonheur, ce jeu. Des figurines prêtes à jouer de bonne qualité (au début, car ensuite la qualité de peinture s’est effondrée), des règles diablement simples et redoutablement efficaces, et un univers pourtant jeune, mais travaillé et cohérent comme aucun autre (avis personnel, hein). Tellement cohérent en fait, que quand un jeu de course futuriste basé sur cet univers voit le jour, ben on y croit.

Rush

Pourtant, on imagine assez mal des nations en guerre ouverte se réunir gentiment pour faire des tours de circuit comme si de rien n’était. C’est sans compter sur la particularité de ces courses: à l’instar d’un WipeOut, les vaisseaux sont armés, et il est déjà très bien d’arriver entier à la fin de la course. Ça sera en tout cas le but des participants lors de leurs premières courses.

Mais avant de courir, on ouvre la boîte. Standard, une fois de plus. Ça a l’air plein, comme ça, mais la moitié inférieure de la boîte est condamnée par un carton. Dommage. On trouve dans le reste 10 tuiles « circuit » réversibles, 6 plaques de rôle avec partie amovible, 5 dés à 6 faces, des pions en plastique et des règles du jeu. L’ensemble a de la gueule, et on retrouve bien l’ambiance chère à AT-43.

Une fois que le circuit a été créé à partir des tuiles disponibles, et que chaque joueur a choisi son pilote et a trouvé sa place sur la ligne de départ, vient le temps de monter dans son véhicule et de montrer aux autres ce qu’on sait faire. Chaque joueur dispose d’un tableau de bord sur lequel se trouve son « levier de vitesse », un pion qu’il pourra déplacer sur diverses cases chiffrées. La case n’est pas à prendre à la légère: la nombre qui y est indiqué est le nombre exact de cases que vous devrez parcourir dans votre tour, quelles qu’en soient les conséquences.

Crush

Par ailleurs, certains choix amèneront votre moteur à chauffer, et vos trajectoires seront plus difficiles à modifier avec l’augmentation de votre vitesse. Ceci est représenté par des dés que vous jetterez afin de savoir si votre moteur chauffe (un moteur qui chauffe trop et c’est l’abandon forcé) et surtout de combien de changements de voies vous disposez pour votre déplacement. Car il vous faudra zigzaguer, non seulement entre vos concurrents, mais aussi entre divers obstacles bêtement laissés sur le chemin.

Bon, quand je dis « zigzaguer entre vos concurrents », j’avoue que c’est à la fois plus drôle et (souvent) plus constructif de leur rentrer dedans, leur tirer dessus, ou les ralentir à coups de mines. Car oui, Rush n’ Crush est violent. Les psychotiques lâchés sur le circuit sont là pour gagner, pas pour offrir des fleurs aux adversaires. Gatling, lance-flammes, ou autres scies circulaires sont de la partie pour tenir les adversaires en respect, et si possible derrière vous.

Qu’on ne s’y trompe pas pour autant : malgré son pitch « arcade » et sa mécanique de jeu simple Rush n’ Crush n’est pas un jeu facile. La mort guette rapidement le joueur, et une mauvaise estimation des risques a rapidement des conséquences dramatiques. Et c’est finalement ce qui rend la victoire d’autant plus belle.

RUSH N’ CRUSH

Apparence: 15/20

Un plateau modulable et des pions différenciables, le tout illustré de façon jolie et cohérente. Et encore une « boîte standard » (remarqua-t-il d’une voix lasse)…

Simplicité: 15/20

Plus simple qu’il en a l’air au premier abord, Rush n’ Crush met l’accent sur la facilité du système et l’importance de la prise de risques dans les choix des joueurs.

Fluidité: 13/20

Le démarrage est un peu poussif, la faute à une masse d’informations qui arrive d’un coup et qui fait assez peur. Une fois qu’on s’est rendu compte que le jeu est simple, ça va beaucoup plus vite.

Immersion: 15/20

Ben, on y va quand même pour la gagne (ou pour le goût du risque), hein… Pris dans l’enfer de la course, on en oublierait presque le monde réel.

Fun: 14/20

Justement, on y va pour la gagne. Ça ne dessert pas le plaisir de jeu, mais bon, la tension est bien présente et on rit quand même peu (même si certaines situations sont d’un comique assez génial après coup).

Clarté des règles: 14/20

Faciles à lire, moins faciles à transmettre. Chaque point de règle est assez simple, mais il faut tout retenir pour jouer, et ça c’est moins facile au départ.

Accomplissement personnel: 15/20

Aller vite, rester en tête à tout prix, mais ne pas oublier de survivre… L’air de rien, y’a du challenge.

NOTE FINALE: 14,5/20

Rush n’ Crush est assez exigeant sous ses atours de gros jeu fun & bourrin. Attractif que ce soit au niveau de l’apparence ou du gameplay, ce jeu ne laissera la victoire qu’aux meilleurs pilotes, ceux qui ne prendront pas la course à la légère et qui sauront le mieux gérer la pression adverse et les pièges des circuits. Addictif, dans son genre.

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2 responses

18 03 2012
Enora

Moi, j’ai pas surkiffé, mais en même temps, c’est sans doute parce que je suis d’un naturel ouvert et pacifiste, et que j’étais contre deux psycopathes habitués du jeu!!! 😉
Sinon, c’est vrai que c’est un bon jeu, pas mon préféré, mais il est bon.

🙂

18 03 2012
openzebox

Des psychopathes? Où ça? … O:-)

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