Horreur à Arkham

14 12 2011

 

On vous a déjà raconté le rêve commun qu’on a eu, farapuce et moi? Je me trouvais dans un bâtiment, je ressentais comme un séisme, une cathédrale dans mon dos s’effondrait, je voyais ensuite des immeubles tomber plus loin. La même nuit, farapuce rêvait qu’elle enquêtait dans une cathédrale et qu’elle se faisait poursuivre dans la ville par Cthulhu. Une anecdote véridique et un peu flippante quand on y pense bien, parce que Cthulhu, c’est le Grand Ancien qui communique par les rêves. Il voulait peut-être nous remercier pour avoir pouillé Azatoth à Horreur à Arkham…

Horreur a ArkhamSi vous connaissez Horreur à Arkham, vous devez avoir une petite idée du gouffre qui le sépare d’un autre jeu d’inspiration lovecraftienne nommé Innsmouth Escape. Sinon, comptez les ressemblances entre un éléphant et une tasse à thé, ça vous donnera une idée de l’écart. Autrement plus intéressant, joli, et immersif que le jeu de tir au limon précédemment présenté sur ce blog, Horreur à Arkham est une référence absolue en matière de jeu (totalement) coopératif, et ce sujet risque de me faire épuiser mon stock de louanges dithyrambiques (le pléonasme, c’est en cadeau) avant sa conclusion.

Grand Ancien.

Et on commence les pirouettes dans la vaseline avec le visuel. Je cherche s’il existe mieux, mais pour l’instant j’ai pas l’inspiration. Les pions sont certes en carton, mais au moins les illustrations en sont parfaites, et ils sont immédiatement lisibles. Comme tout le reste des éléments d’ailleurs, c’est un vrai petit bonheur de tout identifier d’un regard. Beaucoup de petites cartes (des objets, des sorts, des compétences…), d’autres plus grandes pour les rencontres dans les différents lieux, un grand plateau montrant justement les différents lieux, des dés, et des cartes de « Mythe » pour voir ce que les joueurs se prennent dans la tronche à chaque tour.

Horreur à Arkham est un jeu coopératif. Tous les joueurs incarnent des investigateurs (choisis en début de partie) associés pour contrer la progression du Grand Ancien (choisi en début de partie). Pour cela, ils devront explorer la ville à la recherche d’indices, puis explorer des dimensions parallèles jusqu’à en trouver une sortie et refermer les portails qui se multiplient en ville et qui lâchent des bizarreries anthropophages un peu partout. Trop de portails ouverts, trop de panique dans la ville, et le Grand Ancien se réveille. Il faut alors le combattre, dans une lutte objectivement perdue d’avance. En revanche, si on ferme et scelle assez de portails, le Grand Ancien reste endormi pour l’éternité.

Beignet de Calamar.

Concrètement, chaque joueur va à tour de rôle, déplacer son personnage sur un lieu du plateau (en fonction de sa vitesse), éventuellement éviter les monstres présents sur son chemin ou affronter ceux de son lieu d’arrivée, puis piocher une carte rencontre correspondant à sa destination. Les cartes peuvent être positives ou négatives, et demander d’effectuer des tests de caractéristiques. Les tests s’effectuent en lançant des dés, et sont réussis si vous obtenez 5 ou 6 sur au moins un dé (ceci est la règle générale). Le premier joueur du tour pioche en outre une carte « Mythe » pour symboliser la progression du mal: apparition d’un portail, déplacement des monstres, et effet particulier.

« Mais, c’est trop facile comme jeu! », peuvent se dire les non-initiés. « Euh… » leur répondront les initiés. Car si s’approprier le système de jeu et le cerner totalement vient très rapidement, Horreur à Arkham est un jeu difficile à gagner. La moindre erreur ou tergiversation peut se payer cher en fin de partie, et il arrive qu’une partie qu’on croit bien engagée se solde soudainement par la destruction du monde. Et c’est ça qui fait le charme du jeu: outre son système plaisant et son immersion sans faille, Horreur à Arkham offre un vrai challenge aux joueurs, un challenge dont on ressort grandi une fois mené à bien, au bout de quelques heures de jeu tout de même.

HORREUR A ARKHAM

Apparence: 16/20

Le carton, y’a encore rien de mieux. Tout est finement illustré, toujours beau, et d’une clarté admirable. Un jeu sans égal visuellement.

Simplicité: 16/20

Un système pas dirigiste, mais très simple à appréhender. On fait peu de choses dans son tour, mais on sent que ce sont des choses qui comptent.

Fluidité: 12/20

Il arrive que le temps semble un peu long entre 2 tours, mais l’ambiance aide à faire passer la pilule. Et en plus ça laisse du temps pour planifier son tour suivant, si besoin.

Immersion: 16/20

Je connais pas mieux sur le marché actuellement. Entre des visuels aux petits oignons, une difficulté stressante, et une intelligence de rédaction qui ne te fait jamais quitter l’ambiance lovecraftienne voulue pour le jeu, il est difficile de décrocher d’une partie en cours, ne serait-ce que pour une pause pipi (y’aura des accidents, un jour).

Fun: 15/20

Pas qu’on rigole des masses, hein (enfin, ça dépend de la tablée, quoi), mais l’ambiance et la qualité du jeu sont telles qu’on est accroché au jeu comme une cuillère en métal sur un électro-aimant (référence).

Clarté des règles: 13/20

Certains paragraphes sont autant à leur place qu’un dentier dans une crème brûlée, mais avec un minimum de persévérance, on trouve ce qu’on cherche.

Accomplissement personnel: 17/20

P#tain, ce qu’on est contents quand on scelle le dernier portail! Un jeu punitif, qui pardonne peu d’errances et qui rend fier une fois vaincu.

NOTE FINALE: 16/20

… et, comme prévu, voici le temps de la conclusion, et mon stock de louanges est épuisé. Ben, en fait, ce jeu est bien, voilà. Il est immersif comme pas un, facile d’apprentissage et difficile à gagner, et ouvrir sa boîte vous garantit entre 2 et 4 heures de très grande qualité ludique. Un jeu d’ambiance à posséder à tout prix pour les amateurs de soirées d’horreur.

Publicités

Actions

Information

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :